Le paysage n’est pas ce que l’on croit…

Exposition Collective à Privas en Ardèche

Le CAUE (Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement) de l’Ardèche propose de s’interroger sur le paysage contemporain et notre manière de percevoir les paysages relégués qui n’appartiennent pas au panthéon patrimonial national. Il réunit ainsi sur ce thème et dans une même exposition les œuvres des photographes Pierre CANAGUIER, André FORESTIER, Jürgen NEFZGER et Gilles RAYNALDY ainsi que celles du plasticien Dominique GRAIN.

Du 21 janvier au 29 février 2008
du lundi au samedi de 14h à 18h, ainsi que les soirs de spectacles
dans la Galerie d’exposition du Théâtre de Privas (Ardèche).

VERNISSAGE
dimanche 20 janvier 2008 – 11h00.

voir aussi sur : http://www.gillesraynaldy.com/archives-nationales

http://www.archi.fr/CAUE07/60ACTU/actu.html

Paris – Morocco

Paris et Morocco : sont deux livres dédiés aux intérieurs parisiens et marocains réalisés avec Junquo Nimura, journaliste japonaise. Ils viennent de paraître au Japon aux éditions E- Knowledge.

Voici quelques extraits…

Paris and Morocco : are two books on Parisian and Moroccan interiors realised with Junquo Nimura, a Japanese journalist. They have just been published in Japan by E – Knowledge editions.

View selection of pages…

Paris

Morocco


Photographies pour l’agence d’architecture rppb Prix de la première oeuvre 2006

La maison des Aubrais

Fleury-les-Aubrais – Loiret
Réalisation : rppb – www.rppb.fr
Photographies : Gilles Raynaldy 2008

La construction existante se présentait sous la forme d’un banal pavillon des années 60, dans lequel ses nouveaux propriétaires, qui en avaient hérité, n’imaginaient pas vivre.
Nous avons transformé ce pavillon sans modifier son identité iconique. Notre intervention ne s’est pas attachée à produire une nouvelle image extérieure, mais s’est concentrée sur la refonte des espaces intérieurs afin de répondre à des envies spécifiques et des besoins actuels : confort, fluidité des espaces, lumière et verticalité.
Ces nouveaux aménagements transparaissent sur les différentes façades sous la forme de larges baies protégées par des volets coulissants en aluminium naturel perforé, produisant l’effet d’un voilage.
La clôture est repensée selon le même principe. Les plantations de bambous qui l’accompagnent, garantissent l’intimité du jardin et répondent à la végétation grimpante qui recouvre, en grande partie, la maison.
Destiné à être une résidence secondaire, ce pavillon est tout de suite devenu la résidence principale de cette famille qui a témoigné, à maintes reprises, de son plaisir d’y vivre.
En 2006, nous avons reçu le Prix de la Première Œuvre [Prix d'architecture du Moniteur] pour cette réalisation et avons été déclarés lauréats, dans la catégorie Maisons Individuelles, de l’Aluminium in Renovation European Award en 2007.

rppb

Urbanisme n°354 / Mai 2007

Variations sur un thème
Par Thierry Paquot

La photographie donne à voir. Un visage, une nature morte, un paysage, un objet, une flaque d’eau, un coucher de soleil, bref, elle montre ce qu’elle cadre et du coup informe celui qui la regarde. On parlera alors de « photographies de guerre », de « photographies sportives » ou encore de « photographies de nu ».
Gilles Raynaldy signe-t-il des « photographies de banlieue » ? À première vue, la réponse est « oui ». En effet, on y repère les habituels ingrédients attribués à « la banlieue » : des petites maisons tassées, fissurées, malmenées, des ruelles timides aux murs lépreux, des arbustes hésitants, des grands ensembles tristes, des carrefours vides et des panneaux indicateurs standards. Sans lire la légende, on devine qu’il s’agit de la banlieue parisienne populaire, pour ne pas dire « précaire » ou « pauvre » ou encore « sensible ». Stains et Pierrefitte-sur-Seine appartiennent au Neuf-Trois, c’est dire ! Ces photographies ne sont pas des clichés, elles témoignent de la variété de la banlieue, non pas à l’échelle de la région parisienne (avec des communes chics et d’autres plus démunies) mais au sein d’une même municipalité, d’un même territoire. La cité-jardin et l’immeuble-jardin imposant, majestueux, sont voisins des cabanons et de leurs extensions de guingois, et aussi de grands ensembles réhabilités sans grâce, sans attention, sans respect.
Du reste, je me glisserais bien sur ces photographies de bouts de banlieue qui viennent échouer sur la terre retournée, labourée, ou dans d’autres endroits, vacants, au repos.
J’apprécie ces maisons modestes et ces impasses chaleureuses, car je sens l’investissement des habitants, alors que le bureau de poste est effrayant, le rond-point inhospitalier, la réhabilitation désastreuse. Ce neuf a été fait parce qu’il le fallait, à la va-vite, sans considération pour les gens qui y résident. Eux préfèrent certainement le retapé, le rafistolé, le bricolé, l’inachevé. Ils y trouvent leurs marques, le chaque-chose-en-son-temps, le déjà-ça-après-on-verra qui rythment leur existence. Aux élus, aux bâtisseurs, aux architectes de les inviter à rêver plus grand, plus confortable, plus agréable, sans jamais leur imposer ce qu’ils ne pourraient admettre et rendre familier. Ce qu’ils recherchent avant tout est une mesure qu’ils puissent saisir, une mesure à leur taille, à leur revenu, à leur désir. Loin de moi tout populisme ou tout éloge de l’austérité ! Juste le souhait de faciliter la rencontre des attentes et des possibles. Toute banlieue « ordinaire » possède son « extraordinaire », et seule une fréquentation amicale avec un lieu et ses habitants vous le révélera. Ou alors Gilles Raynaldy. Il y a toujours plusieurs réalités dans la réalité, plusieurs aspects de la banlieue dans une banlieue, plusieurs photographies dans une photographie.

Un voyage au Maroc

En septembre 2005, je voyage pendant un mois à travers le Maroc, avec un ami américain et un ami Marocain.
On prend des taxis, des bus, on dors dans des petits hôtels, on décide de partir à n’importe quelle heure, qu’elle liberté !
J’ai en tête le voyage de Delacroix et me dit qu’il faudrait que j’y retourne souvent pour y faire une belle série sur l’urbanisme, l’habitat, les modes et les contrastes vestimentaires, les visages et les mains.

A suivre…